Toulon après l'orage
- geoffsimon3
- 23 sept. 2025
- 1 min de lecture

Cette après-midi, je pose l'avion à Toulon.
Je slalome entre les nuages, tout en coordonnant avec les contrôleurs aériens de Nice et de Marseille. Le captain de son côté, raconte des trucs aux passagers, comme le suggèrent nos procédures.
J'ai calculé nos performances atterrissages jusqu'à 10kt arrière en piste 05 à Toulon, et avec autobrake MAX, ça passe large. C'est donc ce que nous allons faire. Je passe près d'un très beau cumulonimbus, même un peu trop près à y repenser après coup. Les PNC sont prévenus, ils ont terminé le service, et sont quasiment tous attachés.
Je stabilise bien mon approche, et me voilà sur l'ILS bien configuré. La pente est un peu plus élevée que les 3° usuels, donc j'ai anticipé. Je passe le seuil un peu haut. J'arrondis mais légèrement. Le toucher du train principal est franc, aux plots, et je sors immédiatement les reverses. Ce n'est pas la peine de garder de la poussée directe alors qu'on veut freiner, autant que le jet parte vers l'avant pour nous freiner. Une fois que l'autobrake s'enclenche, le freinage est très franc. Je ne vois que quelques flaques d'eau sur la piste, pas grand chose. Je suis retenu par mes bretelles au niveau des épaules, c'est très efficace. Nous sommes arrêtés en moins de 1000 mètres, c'est sûr. Le captain reprend le roulage au sol car sur certains avions de la flotte B737 Transavia, il n'y a pas de volant côté copilote pour diriger l'avion au sol.
Nous remontons la piste sécante, et roulons jusqu'au point de stationnement, surplombé par les palmiers méditerranéens.
Toulon après l'orage.

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